COTERIE POETIQUE

activités de l'association "Coterie poétique et littéraire en Chinonais"

posté le 25-03-2010 à 10:30:48

LES TEXTES PRIMÉS EN 2010

           La lune et le soleil

La lune se changea en furet,

Le soleil aimait.

 

La lune se changea en fumée,

Le soleil dormait.

 

La lune se changea en fumier,

Le soleil dansait.

 

La lune se changea en fusée,

Le soleil était muet.

Marie IBAR

1er prix poésie CE1

 

La nuit

La lune se changea en pluie,

Le soleil se changea en parapluie.

 

La lune se changea en chat,

Le soleil se changea en papa.

 

La lune et le soleil s'écrasèrent,

Et il n'y eut plus de lumière. 

    Thibault BOITEAU

2ème  prix poésie CE1

 

       La lune et le soleil

La lune se changea en étoile,

Le soleil brilla  dans le ciel.

 

La lune se changea en fusée,

Le soleil se transforma en fumée.

 

Moralité : il n'y a plus personne.  

Esteban DROUCHAUX

3ème  prix poésie CE1


Le champ de voie lactée

Mars attend en prenant son télescope

Et regarde l'étoile du berger.

Une météorite brille de mille feux et flotte

Jusqu'à la voie lactée.

Des comètes tournent autour de la Terre

Qui scintille et illumine l'univers.

Nathan BOISSINOT

1er prix ex æquo poésie CE2

 

Rayon de planète

          

Ma voiture est en panne sur Mars,

Le clown m'a fait une farce.

Jupiter marche vers l'étoile du berger.

La Terre visite Saturne au mois de janvier.

Ellie vole dans la galaxie

En mangeant du maïs

Sur le tapis d'Anaïs.

Erwan BERTON

1er prix ex æquo poésie CE2

 

Univers

Pluton cherche un géant bonbon

L'étoile du berger garde ses moutons

Une danseuse étoile virevolte sur un satellite

L'éclipse de la météorite est triste

Uranus prend un lotus marron

Poséidon lance un poisson lune à Pluton

Le chant des étoiles murmure à mes oreilles

L'arc-en-ciel étincelle le soleil

La lumière navigue sur la mer de la vérité

La voie lactée explose comme une fusée

Maximilien VILLIERS

3ème prix poésie CE2

 

Une étoile

Une étoile apparaît

Qui la reconnaît ?

L'étoile disparaît

Qui l'a volée ?

C'est un nuage qui l'a cachée

Qui va la chercher ?

Le nuage l'a emporté

Qui peut la ramener ?

CM1 École Joliot Curie Avoine

 

Les étoiles

                                                                                                       

Les étoiles dans le ciel,

Rayonnent comme des petits soleils.

Lorsqu'il y a des nuages,

Ou même des orages,

Les étoiles sont toujours là

Même si on ne les voit pas.

 

Les étoiles sont si belles, si lumineuses,

Dommage qu'elles soient aussi peureuses.

Dès qu'elles voient le soleil, elles disparaissent,

Sans un bruit, sans une promesse

Et on doit attendre toute la journée,

Pour les retrouver en soirée.

Clémence DÉSIDÉRI

1er prix poésie CM1 

 

Comme un diamant

Les étoiles sont des bijoux

Qui brillent dans le ciel comme des diamants

Et la lune les porte à son cou

Pour être aussi belle que ma maman.

 

Le soleil en est jaloux.

C'est vrai qu'il a de quoi être mécontent.

Lui qui n'a rien à se mettre du tout

Brille tout simplement.

Hugo GUILLEMER

2ème  prix poésie CM1

 

Mon étoile

Tu scintilles dans le ciel

Comme une bille de miel.

Tu éblouis les yeux des enfants,

Et nous émerveilles à tout moment.

 

Chaque nuit, tu brilles de mille feux

Jouant dans la galaxie en feu.

Tu dessines des constellations

Les étoiles, c'est ma passion.

Maxime ROBINEAU

3ème  prix poésie CM1

 

Le secret

Là où se cultivent les étoiles

Je marche, je rêve et je m'apaise

Moi quand je lève les voiles

Je frissonne et rien ne me pèse

 

Moi quand je les vois

Elles me transmettent leurs secrets

Je les crois

Et ça me fait craquer

 

Quand je me fais bercer

Moi ça m'endors et je rêve

Par une lune renversée

Je fais une trêve

 

Dans le champ des étoiles

Un soleil, une lune et Saturne

On met les voiles

On part dans la brume

 

J'ai tout dit alors

Je redescends sur terre

Cultiver à l'aurore

Mes pommes de terre

Orlane DENOYELLE

1er prix ex æquo poésie CM2

 

 Je suis parti dans l'espace

 

Sur la Lune

J'ai vu des étoiles passer

 

Sur Saturne

J'ai vu des étoiles filer

 

Sur Pluton

J'ai vu des étoiles marcher

 

Sur Mars

J'ai vu des étoiles bouger

 

Sur Jupiter

J'ai vu des étoiles gelées

 

Et sur la Terre

J'ai vu des étoiles cassées

Aurélien BERTRAND

1er prix ex æquo poésie CM2

 

La chaleur et le soleil

Font des merveilles

Mais à l'ouest le soleil disparaît

Derrière une haie

A cet instant la lune se réveille

Sur les étoiles, elle veille

Les étoiles scintillent

Et très joliment brillent

Mon cœur bat très vite

Il va beaucoup trop vite

Il est très ému par ce spectacle

C'est un miracle

Les étoiles sont heureuses

Mais moi malheureuse

Car je ne peux aller les regarder

De tout près

Pour les voir et les attraper

Je continue vers elle à marcher

Dans leur cible

Au plus loin possible

Marie-Amicie SÉVILLIA BOISFERON

3ème prix ex æquo poésie CM2

 

    Les étoiles

 

Éternelles dans l'univers.

Tard le soir on peut les trouver.

Or c'est leur couleur, et leur valeur.

Instables mais ça ne se voit pas.

La galaxie, c'est où elles vivent.

Épines dans l'espace.

Superbes dans le noir.

Lou Anne FOURNIER

3ème prix ex æquo poésie CM2

 

Direction les étoiles

 

«Assurez-vous du vol de la prochaine fusée

Dans votre valise préparez trois petits rêves

Puis montez dans la fusée, n'oubliez pas de vous attacher

Voilà, la terre et vous, venez de faire une trêve

 

Vous êtes arrivés

Regardez autour de vous il y a forcément une étoile qui vous attire doucement

Prenez votre valise sortez de la fusée

Dirigez-vous vers elle donnez-lui vos rêves les plus étincelants

 

Puis couchez-vous dans l'étoile tout en vous endormant

Vous vous réveillerez dans la fusée

Tout en rentrant sur Terre ou vous resterez sûrement

Mais au moins vos rêves seront exhaussés»

Lise BOULAY

5ème prix poésie CM2

 

Vers le Champ des étoiles.    

 

Vers le champ des étoiles,

Mon être s'envole.

Horizon inconnu, subtile,

Proche du rêve, de l'inconscient.

*

*        *

Ma pensée s'éloigne

Vers un monde incertain,

Mais sans crainte du devenir.

Instant sacrifié.

*

*        *

Guidée d'astre en astre,

Sans comprendre. Rien...

Sans un souffle, je dors

Dans l'obscurité.

*

*        *

J'apprends à devenir,

Sans le pouvoir d'être là.

Je suis,

Par une nuit étoilée.

Mawena TAPKA

Prix poésie quatrième

 

Dans le champ des étoiles    

Dans le champ des étoiles 

Il y a des trouées obscures pour me cacher

Devant le présent qui me suit, qui me guette

Avec ses milles mains tendues et ses murmures

Je réponds, je crie, je ne sais pas me taire

ni où aller, ni quoi faire

 

«Elle ne peut pas accepter ! »

dit la belle dame assise dans son fauteuil

Elle pense à un jeune homme qui m'aime

Dans la lumière éteinte de ses yeux

Comme il aime son chat, ses jouets

Comment pourrais je désirer un amour soupe tiède

 

Ce que je veux c'est une tempête

Une inondation de fleurs, de larmes et de pierres

Il doit être mon prince, et moi, sa princesse,

la seule étoile de son univers

Je ne veux pas de bribes, je ne veux pas de restes.

 

«Mange» dit ma mère et compte mes bouchées

Maigre, je suis maigre mais

Ce monde est loin d'être parfait

Pas de travail, pas de prospérité

Seuls, les mots, dissimulent la vérité

Les leçons, faites sans ardeur

La foi perdue car l'univers est sourd-muet

C'est inutile de crier et de hurler

 

Dans mon âme le tumulte de l'océan

Mais de mauvaises ombres s'allongent

pour me jeter dans les marécages

de la médiocrité

Oui, il faut accepter, il ne faut pas penser

Être normal ça veut dire ressembler

Ne pas demander

 

«Allonge-toi, ma belle, ferme tes yeux, tu es...»

me dit la dame assise dans son fauteuil

Oui, je sais,

Je suis dans le champ des étoiles

Et je cherche une trouée obscure pour me cacher.

Jana JANKOVIC

1er  prix poésie lycée

 

Le champ des étoiles     

 

L'ombre fine de la Lune effleure la nuit

Et caresse, mutine, les ailes noires du vent.

 

Courant avec les loups, jouant avec la pluie,

Hante la forêt puis glisse sur l'océan.

Artiste, elle pose des diamants sur les eaux pales,

Magnifique, elle baisse son visage d'opale,

Pour allumer sur l'herbe rosée, des étoiles.

 

Délicates larmes sur les cils de la Terre,

Éternelle beauté qu'un seul reflet dévoile.

Si semblables à leurs lointaines aînées de lumière.

 

Étrange dessin que celui de mère Lune !

Tendre hommage aux étoiles, on croirait un miroir.

Ornement passager pour ce champ d'herbes brunes,

Il est peuplé d'astres-fées par l'ondée d'un soir.

Lentement cependant leurs lumières déclinent,

Eclosion meurtrière, le Soleil assassine.

Sur la Terre, dans le ciel, les astres alentour,

Soufflent un temps leur magie et meurent avec le jour.

Léa HIRSCHAUER

2ème  prix poésie lycée

 

La tête dans les étoiles   

 

Allongé sur cette plage, couché dans le sable mouillé,

La tête vers les étoiles, bercée par le bruit des vagues

J'aperçois ton visage, je revois la beauté de tes traits,

Des souvenirs me reviennent, lentement je m'évade.

 

Tu parais si proche, j'aimerais pouvoir te toucher,

Te prendre dans mes bras, poser sur ta joue un tendre baiser,

Ne plus jamais m'éloigner, ne plus jamais te quitter,

Vivre à tes côtés et enfin connaître l'éternité.

 

Si tu savais comme tu me manques encore papa,

Je pense encore si souvent à toi,

Pourquoi cette douleur ne disparaît-elle pas ?

J'aimerais tellement te revoir une dernière fois.

 

C'est si dur de vivre sans tes bras, sans toi,

De savoir que je n'entendrai plus le son de ta voix,

Quand je regarde le ciel, je me sens un peu plus près de toi,

Je sais c'est idiot mais c'est la seule chose à laquelle je crois.

 

Dans le bleu profond de la nuit, une étoile luit,

Sa beauté étincelante éclaire le paradis,

Cette étoile c'est toi, et de là-haut tu veilles sur moi,

Pour qu'au fond de mon cœur, je n'aie plus jamais froid.

 

Un jour je te rejoindrai, c'est promis,

Là-haut, sous une belle nuit étoilé,

Ce soir, il y a quelque chose que j'ai appris,

C'est que je ne cesserai jamais de t'aimer

Anthony POUPEAU

3ème  prix poésie lycée

 

Dans le champ d'étoiles   

 

Quand les choses perdent leurs formes, alors dans la pâle lumière crépusculaire le train argenté part de la gare de ma ville. Les passagers qui y montent sont silencieux et étranges. Ils ne se parlent, ni se regardent dans les yeux, chacun cache ses secrets, son visage, ses mains. Le regard qui s'enfuit pourrait les découvrir, les trahir, les mots pourraient obtenir une connotation involontaire. Le train s'enfuit dans la nuit noire où les rêves se transforment en possibilités.

Ma famille y est...

Voilà, c'est mon frère, ses beaux yeux bleus plongés dans l'écran de son ordinateur portable. Il est en train de programmer un nouveau jeu. Le ciel bleu de son regard  me dit que sa dernière création est un jeu très estimé par les enfants du monde entier. Ce jeu d'enfant lui rapporte une somme considérable d'argent et de gloire. Il n'est plus le petit de la famille. Il s'est même fait installer un petit studio dans le grenier et il y passe de longues heures. J'ai toujours besoin de le voir, il est mon petit frère, je l'aime tellement. Je monterai le voir, boire du cacao avec lui ou simplement plaisanter. Je vais le protéger, je vais le garder et cela n'a rien à voir avec la responsabilité...

Ma mère s'assoit avec une lenteur spécifique aux apiculteurs. Elle met ses mains sous ses joues et fait semblant de regarder par la fenêtre. En effet, ma mère aime sentir l'odeur de la propolis et du pollen de ses mains. Elle fait souvent le même rêve. La route est blanche, poussiéreuse, sur ses deux côtés s'élèvent des genièvres, des chênes et d'autres sortes d`arbres. Des fortes branches pendent des essaims d'abeilles. Dans la lumière crépusculaire ils ressemblent à d'énormes grappes de raisin. Elle doit aller chercher des ruches. Elle va les garder, les nourrir en hiver, elle va faire tout ce qu'il faut parce qu'elle aime les obligations. Elle court. C'est sa caractéristique principale, ma mère est la femme qui court : les cours à l'école, les enfants, les abeilles. Elle court si vite qu'elle n'a pas le temps de regarder. En effet ma mère ne voit rien.

Pendant ce temps là mon père est dans son compartiment. Des papiers sur les sièges, sur ses genoux, les téléphones portables sonnent sans arrêt et il répond en anglais, en français, en italien. Il donne des explications, il gesticule, il donne des ordres, il rend folle sa secrétaire, il dit qu'il devrait en avoir plusieurs, qu'elle est une bonne fille mais parfois si incapable. Il dit qu'il faut effectuer un virement sur le compte bancaire. Il utilise des expressions que je ne comprends pas. Il va acheter une nouvelle voiture, oui, oui, il en a besoin pour ses voyages. Je le regarde en cachette...

Je n'ai pas dit que mon père et moi, on s'évite. Quand j'apparais à son horizon, lui, il feint de ne pas me voir. Il n'a pas pu m'embrasser ni pour mon anniversaire ni pour le Nouvel an...il n'a pas pu ou il n'a pas voulu ou il n'a pas réussi, «la petite est vilaine, elle m'espionne...» écrit-il à sa... Un petit drame dans le silence des yeux bleus de mon frère, dans ma nervosité, dans le non voir de maman et dans le tout savoir de papa. L'intelligent, c'est sa vocation, travailler, non, c'est pour les simples, les prosaïques. Lui, il a sa mission et les choses terrestres, il ne s'intéresse ni à elles du tout, ni au visage triste de mon frère qui vient d'acheter des baskets chinoises et des vêtements de mauvaise qualité.

 La nuit ressemble à un grand arbre de Noël avec des milliers de bougies. Je décore cet arbre j'y mets des baskets, des parfums, de beaux vêtements, des vacances désirées. Alors, ces bougies scintillantes deviennent moins froides moins désintéressées et je peux y réchauffer mes mains glacées et sourire de bon cœur.

J'ouvre la fenêtre, la Cinquième avenue est pleine de vie comme toujours. Le courant d'air soulève des papiers qui traînent par terre. Les textes commencés, inachevés, un roman déjà payé mais pas écrit. Sur la table plusieurs boîtes de baskets de bonne marque. Je pense à la lumière qui va éclairer son visage, à son sourire et ne peux plus respirer. Ces baskets me rendent heureuse et me donne la force de continuer, de résister. Il y a aussi un parfum original pour elle, la naïve, la cornue stupide, à mon uniforme blanc. De mon appartement de luxe qui donne sur la Cinquième Avenue je regarde la nuit. Le train s'enfonce dans l'inconnu, dans le vent pris dans mes cheveux, dans les larmes qui ne coulent pas. Moi, une jambe dans le train, l'autre dans le vide, moi entre les deux mondes --déchirée.

Dans la lumière blanche de l'aube le train argenté entre doucement dans la gare mais personne n'y prête la moindre attention. Nous sortons un peu endormis, un peu étourdis. Ma mère se dépêche comme toujours, mon frère pense à son examen d'admission, et moi, je cours au lycée. Nous apportons l'odeur de la nuit fraîche, de la rosée matinale et des paysages vécus. Mon père est le seul qui reste dans le train vide, il continue à être le directeur, le séducteur, le businessman. Pendant que nous nous éloignons sur l'écran apparait une longue lettre d'amour, d'érotisme et d'incompréhension. La réponse qu'il recevra sera semblable. Mon frère et moi, nous les lirons de nouveau, en cachette, lui silencieux, moi nerveuse et le champ des étoiles où nous avons semé nos rêves toute la nuit va s'écrouler de nouveau comme des milliers de pierres sur nos têtes.

 

Jana JANKOVIC

1er  prix prose lycée

 

Lou et les étoiles   

 

«- Dis papa, c'est quoi le champ des étoiles ? ». Demanda Lou, 5 ans à son père.

  - Le champ des étoiles ? Le champ des étoiles ? ! Eh bien c'est l'endroit où ils font pousser les étoiles voyons ! Répondit son père.

  - Qui ça «ils» ?

  - Les étoiliculteurs pardi ! Ce sont de petits êtres bleus avec des antennes, comme les escargots !

  - Wahou ! Mais ... ils en font quoi des toutes ces étoiles ?

  - Tu connais le marchand de sable ? Tu sais bien, c'est celui qui vient tous les soirs pour t'aider à dormir et à faire de beaux rêves. Eh bien pour t'aider il souffle de la poussière d'étoile que les étoiliculteurs lui fournissent.

  - Vraiment ?! Whaa ... Mais ! En fait c'est toi le marchand de sable !

  - Et pourquoi cela ? lui demanda son père en riant.

  - Ben oui ! C'est toi qui m'aides à dormir tous les soirs ! Tu me souffles de la poussière d'étoile dessus, c'est ça ?

  - Aha ! Je suis démasqué cette fois ! Allez, dors bien.

  - Non ! Je veux voir le champ des étoiles et les étoilicluteurs! Et la petite fille se boucha le nez.

  - Etoiliculteurs, corrigea-t-il. Viens voir ...»

Il lui fit signe de venir à la fenêtre, ce que l'enfant fit. Il lui montra alors le ciel.

«- Tu vois, le champ des étoiles, c'est tout là haut !

  - Wahou !»

Et il recoucha la petite fille.

«- Mais ! J'ai pas vu les étoili...cluteurs !

  - Pour cela, justement, il faut dormir. Bonne nuit ma chérie.»

Il lui fit une bise sur le front, fit mine de lui souffler quelque chose sur le visage et sortit de la chambre, laissant la petite fille s'endormir pour aller vagabonder dans le champ des étoiles et rencontrer les étoiliculteurs.

Urielle MAUNY

2ème prix ex æquo prose lycée

 

 

Dans le champ des étoiles

 

Entourée par la froidure, je suis seule. En cherchant mes chemins, je passe par les jardins pleins de fleurs. La Lune, toute claire, s'arrête à ce moment. Elle jette sa lumière mystique. Mon visage est différent, très pareil à un arc-en-ciel. Où aller, que faire ?

 

Perdue dans ma vie intérieure, je cherche la réponse. Toutes mes pensées passées sont restées là-bas, très loin de la vie réelle. J'écoute mon cœur, il me fait mal. Les gouttes de pluie sonnent dans ma tête. Chacune est comme une petite part de ma vie. C'est la pluie qui me renvoie aux temps passés. Et là-bas, à la fin de toutes mes pensées, entre la mystérieuse et la réelle, se trouve un énorme piège. Je cherche la sortie, la lumière. J'ai besoin d'un seul mot, n'importe lequel. Avez-vous la recette du le bonheur ? Beaucoup de questions, mais...la réponse...Eh, bien, oubliez ! Je vous demande pardon ! Je suis sûre que la réponse est perdue, je suis consciente de mon incapacité à la trouver. Et pourtant, j'ai besoin du temps passé qui est comme une ombre, l'ombre qui ne me donne pas de paix.

 

Il y a des jours quand je ne peux pas dormir, je pense et je pense sans arrêt. Et tout simplement, je m'endors, je retrouve le chemin que j'ai perdu il y a longtemps. Je le suis. Il est si clair, comme une lumière brillante, inoubliable, merveilleuse. Je ne peux pas le voir. Une étoile souriante me regarde ; elle est très loin, mais en même temps tout près de moi. Elle m'offre ses mains tendres et d'une voix, pleine de chaleur et d'amour, m'invite. Cette voix m'invite, fortement, et puis, elle me réveille. Un nouveau jour, une nouvelle chance. Et je suis prête à retrouver la pente. Mes idéaux. Mes étoiles. Mes petits oiseaux. Ils chantent, je vole.

 

Armée d'une énergie incroyable, je marche, mais non, je cours vite. Mais je ne peux pas m'arrêter. Pourquoi ? Que se passe-t-il ? Ah oui, je comprends. La réponse est ici, dans mon souvenir. Je vois mon expression dans le miroir. Elle me fait rire. C'est l'étoile qui me montre le chemin... Je marche où mes grands pas me mènent et savez-vous ce que je vois ? Beaucoup d'étoiles qui me regardent et sourient. Et oui, le champ vraiment, le champ des étoiles.

Sanja GORČIĆ

2ème prix ex æquo prose lycée

 

 

Méharée

 

Nuit

Je ne dors pas

je ne peux dormir dans ce froid qui monte du sol

à la peau morte

là-haut

le ciel est une prairie noire

où grillonnent des millions d'étoiles

 

l'âme à la dérive

pendant des heures j'ai cherché

aux confins de la prairie de ténèbres

le dieu d'Ahmed

penché sur le bastingage de mon attente sidérale

 je n'ai découvert que la nuit

mais si belle

si pleine d'ailleurs et d'infinis

qu'aux sources de mes yeux ont éclos des ruisselets de sel que j'ai bus

comme ces rosées de bonheur sur tes joues naguère

jadis

... Avant.

Guy VIEILFAULT

1er  prix poésie grand public

 

 

Bain de minuit 

Je l'avais observée

Toutes les nuits... ou presque

Et je savais par cœur

Ses petites habitudes

 

Un soir d'été

Tout juste après la pluie

Je me suis mis en tête

D'aller la dénicher

 

A pas de loup pour ne pas l'effrayer

Je me suis approché

Elle s'était tapie là, tranquille

Au profond d'une flaque

 

J'ai sauté à pieds joints

Au beau milieu de l'eau

Pour être le premier

A marcher sur la lune

Didier RIBOT

2ème prix poésie grand public
 

Le champ des étoiles

 

Toi l'Ami Pierrot, tendre nostalgique,

Adossé à ton croissant de lune

Reprends ta flûte et jette ta plume.

Répands sur la Terre ton souffle lyrique.

 

Et toi fidèle Orphée, époux martyr,

Visage entre les mains, genoux à terre,

Oublie le passé, ne regarde plus derrière.

Ton Eurydice n'est plus, reprends ta lyre.

 

Le triste temps des larmes est révolu.

Chantez pour les étoiles ; je vous l'ordonne.

Chantez, jouez, soyez heureux en somme ;

En mai la Renaissance nous vient des nues.

 

Jupiter, Dieu de notre système solaire ;

Retrouve Vénus, la belle topaze ronde

Au ventre qui attend qu'on la féconde.

Va, et chasse à jamais le vent d'hiver.

 

De ton souffle divin, arrose le ciel.

Que la comète disperse ses poussières d'étoile

Tels des akènes de diamant d'une fleur astrale.

Qu'ainsi soit la voie lactée éternelle.

 

C'est le champ des étoiles que tu fécondes.

Et c'est "le chant des étoiles" qu'Orphée clame

Et que l'Ami Pierrot de sa flûte accompagne.

Le printemps fait naître un Nouveau Monde.

 

Va donc Hermès de tes sandales ailées.

Va ! Annonce le Renouveau en devenir.

L'heure où tout sur Terre et Ciel doit s'unir.

Seul instant où Eau et Feu sont mêlés.

 

L'Univers est né du ventre des femmes.

Leur ventre est le centre de l'univers.

Ces deux mondes ne font qu'un et son revers.

De son cœur naissent l'étincelle et la flamme

 

Chantez ! Dansez Musiciens et Poètes

Les muses vous taquinent qu'une Etoile soit née.

Que Dieu vous bénisse de la glorifier,

Chantez le Renouveau, c'est jour de fête

                                                                  Denis VÉZIER

3ème prix poésie grand public

 

            Le heurtoir  

 

Une étoile, à ma porte, a frappé cette nuit

Mais je n'ai pas ouvert...

 

Son ombre projetée sur le vantail fermé

Dessine un coin de ciel, comme un miroir de nuit.

Que veut-elle, l'étoile qui se pend à ma porte ?

Me réveiller, sans doute, et me dire qu'il est temps

D'ouvrir aussi les bras à ce passant d'un soir

Qui faute de foyer dormira sur la marche

- A la belle étoile -

 

Un petit bout de ciel est venu jusqu'à moi

Pour me conter l'histoire d'un espace infini

Et pour me dire aussi ma triste finitude...

 

Si l'étoile revient pour frapper à ma porte

Ouvrirai-je mon âme ?

 

             Anick BAULARD-LOUVAIN

             1er prix photopoème  

pour voir la photo inspiratrice, aller sur le site de l'Image Club du Véron (voir lien, sur ce blog, dans la colonne de gauche) dans la rubrique Photopoéme, c'est la troisième photo.

 

 

ALDERAMIN                                                                                                  

Par une nuit sans lune et sans nuage, j'allais observer, tout ému, une pluie d'étoiles filantes. J'accompagnais mon grand-père, dans une de ses randonnées nocturnes. Emmitouflé dans une vieille couverture, j'attendais ce moment avec impatience.

 

«Aldéramin, me dit-il, cette nuit nous allons être témoins d'impacts de quadrantides.»

 

Il est comme ça, mon grand-père, un passionné du monde des étoiles. Il m'avait expliqué d'où venait l'appellation de ces météores : de l'ancienne constellation du Quadrant mural. Je l'avais retenue car pour moi ce vocabulaire céleste était magique. Tout comme mon prénom : Aldéramin. Je pense être le seul à le porter, et j'en suis très fier. C'est l'étoile la plus brillante de la constellation Céphée. De l'horizon nord-est à l'horizon sud-est, la Voie Lactée la traverse. Grand-père m'a appris aussi qu'en l'an 7 600, l'Etoile Polaire s'appellera Aldéramin, car elle change de nom selon ses déplacements et son inclinaison par rapport à l'axe terrestre. Je n'ai que douze ans, mais plus tard je serai astronome et je voyagerai dans notre galaxie.

 

Cette nuit là, nous guettions l'arrivée des nuages de pierres. Je sais que les étoiles filantes ne sont pas vraiment des étoiles : ce sont des fragments d'astéroïdes ou de comètes. Néanmoins, nous les appelons étoiles filantes parce que c'est beau. Et surtout, je peux faire un vœu lorsque je les vois, car elles viennent de l'espace ! 

 

Le 2 ou le 3 janvier de chaque année, une averse d'étoiles filantes pilonne la constellation du Bouvier, près de la Grande Ourse. On peut alors compter jusqu'à cent étoiles filantes par heure. Il n'y a que grand-père pour avoir des idées pareilles. Un jour, il m'a appris comment naissent les étoiles, à l'abri d'un cocon de gaz et de poussières. Il m'a montré comment les nébuleuses d'Orion et du Cygne deviennent des berceaux d'étoiles.

 

«Aldéramin, cette nuit, nous allons être témoins d'impacts de quadrantides.»

 

D'un coup, la nuit fut traversée, de part en part, de flammèches scintillantes. C'était encore plus fascinant qu'un feu d'artifice. Nous sommes restés figés, grand-père et moi, sans pouvoir dire un seul mot. Pendant combien de temps avons-nous contemplé cette féerie, je ne sais pas. Enfin je me relevai, tout engourdi, pour suivre mon grand-père. Je remarquai alors dans l'herbe un morceau d'étoile. Je l'enroulai dans mon pull : il  brillait à travers les mailles. Arrivé à la maison, j'ai couru dans ma chambre. Je l'ai déposé délicatement dans ma boîte à trésors, tout au fond de l'armoire. C'était mon secret. Maman m'avait dit: «Lorsque l'on fait un vœu, il faut toujours le garder pour soi ...». Je me suis vite couché. Quand maman vint me voir, j'étais déjà endormi.

 

Peu avant l'aube, une lueur m'a réveillé. Je me suis assis sur mon lit. Une lumière provenait du fond de mon armoire entr'ouverte. Je me suis levé et j'ai tiré la porte entrebâillée. C'était ma boîte à trésors, une simple boîte à chaussures. On aurait dit qu'elle était faite d'or, tellement elle brillait. J'ai enlevé le couvercle : c'était mon morceau d'étoile qui éclairait l'obscurité. Sa lueur en était presque aveuglante, et j'ai du cligner des yeux pour le regarder. Pourquoi brillait-il autant? A ce moment-là, comme si j'avais formulé ma question tout haut, une voix douce me répondit:

 

«Tu as fait un vœu ce soir, tu t'en souviens ? »

 

J'étais stupéfait.

 

«Prends-moi dans tes mains et laisse-toi transporter mon garçon.»

 

Je saisis le morceau d'étoile. A l'instant même où mes doigts le touchaient, je me suis retrouvé projeté dans un espace infini. Je ne ressentais rien de particulier, mais je fus absorbé comme dans un tourbillon. Tout tournoyait autour de moi, ma tête, mon corps ... Puis, soudain, tout s'arrêta. Je tombai emporté par mon élan. Quel était mon vœu, déjà ?

 

Ma tête tournait encore. Mais oui, je me souvenais à présent, j'avais souhaité ardemment être au plus près des étoiles !

Une nuit d'encre m'entourait. Elle était ourlée de lueurs étranges, comme si l'aube allait se lever. L'espace n'était qu'une grande, une immense respiration. De la Terre, on ne pouvait rien entendre. Je percevais, comme une symphonie, les pulsations d'un cœur géant. A l'unisson, mon propre cœur se mit à battre et entra en résonance avec l'infini. Mon corps accepta cette transformation et je me sentis soudain merveilleusement bien.

 

Les couleurs se fragmentaient, se déployaient en fractales. Le dedans et le dehors n'existaient plus, je baignais dans une ivresse apaisante. Était-ce l'état d'apesanteur ? A l'instant où je me regardai, mon corps fut secoué de fines gouttelettes de lumière. Mon enveloppe corporelle était devenue transparente, je n'étais que vibrations intérieures.

 

Les images du dieu de la Forêt dans Princesse Mononoké me revinrent en mémoire. Mon corps était luminescent comme le sien, et je m'en émerveillais. Il n'y avait pas un souffle d'air, et l'atmosphère semblait intemporelle. C'était un décor que j'étais en train d'observer: quelle sensation d'étrangeté. Étais-je en train de rêver ? J'ai tenté vainement de me réveiller, mais il m'était impossible de réagir. D'ailleurs, je ne pouvais me mouvoir. Alors que je me posais la question, la même voix douce, qui m'avait interpellé dans ma chambre, emplit la plus petite parcelle de mon être: «De la poussière d'étoile tu es né, poussière d'étoile tu retourneras. Regarde bien l'Univers de ta galaxie : tu fais partie du cosmos, le cosmos est en toi. Savoure ce moment, car lorsque tu redeviendras microscopique particule terrestre, tous tes souvenirs seront effacés. C'est ainsi depuis la nuit des temps, et il en sera ainsi tant que la vie existera. A présent, accroche-toi et viens voir de plus près les berceaux d'étoiles. Chaque nébuleuse a ses gardiens. Vous, humains, leur avez donné un nom.»

Comme une image reflétée par un miroir déformant, je fus alors lancé dans la Voie Lactée. Je n'eus pas le temps d'avoir peur. Mon corps fendit l'atmosphère mollement comme à travers de la gelée. Mes yeux agrandis enregistraient une masse d'informations dont je ne pouvais comprendre le sens. Dans le noir de l'espace, mon périple céleste stoppa net. Je me trouvais à présent devant des points lumineux qui tremblotaient légèrement. Je reconnus la constellation de Céphée, telle que mon grand-père me l'avait décrite.

 

Les gardiens de l'Univers, les jardiniers du champ des étoiles, s'affairaient dans l'immensité galactique. Je pouvais distinguer un Sagittaire entouré comme d'une guirlande électrique, il sautillait et se cabrait... une écrevisse géante clignotait... un taureau aux cornes immenses s'ébrouait... deux jumeaux se tenaient par la main... une jeune femme déversait un flot laiteux sans fin... un scorpion se mordait la queue...un lion secouait sa crinière en feu... des poissons se caressaient le ventre l'un l'autre... un bélier levait ses cornes enroulées... Tout se passait si vite que j'en avais la tête chavirée.

 

La voix continua à me parler : «Voici tous les bergers des constellations qui veillent sur les futures étoiles et qui accompagnent la fin de la vie des supernovae. Tu les regardes de la Terre, mais tu es trop loin pour les voir évoluer chaque jour et mener à bien leurs tâches. L'échelle de leur temps ne correspond pas à la vôtre.»

 

J'étais fasciné. Les feux des étoiles scintillaient de toutes leurs couleurs, jaune, orange, rouge, bleu, blanc ... comme des fleurs de lumière; j'en étais tout enivré. Leurs noms s'égrenaient dans ma mémoire: Achernar le bout du fleuve, Altaïr l'oiseau volant, Izar le pagne, Mira la merveille, Pulcherrima la plus belle, Unukalhai le cou du serpent, Zuben el Genubi la Pince du Sud ...

 

Soudain des ondes de choc m'atteignirent de toute part. Ma tête explosa, mes membres se dispersèrent... du moins c'est l'impression qu'il m'en reste. Une lumière insoutenable me brûla les yeux.

L'espace se contracta et je fus avalé par le vide. Des frissons de peur me saisirent. Je hurlai de terreur face à cette immense force. Une main me secouait, quelqu'un cherchait à me parler, mais ce n'était plus la voix de l'espace. J'ai ouvert les yeux : ma mère se tenait au-dessus de moi.

 

«Aldéramin, lève-toi. Ton grand-père vient de mourir.»

 

Marie-Laure Bourcy-Flabeau

1er  prix prose grand public

 


 
 
posté le 22-03-2010 à 13:21:51

PALMARES DU CONCOURS 2010

 

Le Jury siégeant sous la présidence de Jean-Claude Henrion était constitué de :

Pierrette BARRÉ, Catherine BRUNEAU, Bernard BORGNE, Roselyne CAPELLE, Sylvie CORBIN, Raymond FUZELLIER, Michèle GARCIA, Jany GROSSET, Jean GROSSET, Francine HENRY, Yann NOIROT, Adrien PÉREZ YESTE, Elizabeth REMAY et de Pierrette THOMAS.

 

Ce Jury a attribué les prix dont la liste suit. Leur remise aura lieu au cours d'une soirée poétique le :

 

SAMEDI 24 avril à 20h30 - Salle Olivier Debré - MAIRIE de CHINON

 

 

La Coterie remercie et félicite tous les participants. Elle les invite très cordialement, ainsi que leurs parents et amis à cette réunion au cours de laquelle les œuvres primées seront lues parmi d'autres poèmes et accompagnées musicalement. Un buffet sera offert en fin de soirée. Nous comptons sur vous !

 

 

PALMARÈS :

ÉCOLE PRIMAIRE

 

CE 1 :   poésie  1er      prix : Marie Ibar (La lune et le soleil)

                        2ème  prix : Thibault Boiteau (La nuit)

                        3ème  prix : Esteban Drouchaux (La lune et le soleil)

                        prix de classe  CE1 école Jean Jaures de Chinon

 

CE 2 :   poésie  1er prix ex æquo : Erwan Berton (Rayon de planète)

                        1er prix ex æquo : Nathan Boissinot (Le champ de voie lactée)

                        3ème  prix :           Maximilien Villiers (Univers)

 

CM 1 :  poésie  1er      prix : Clémence Désidéri (Les étoiles)

                       2ème prix : Hugo Guillemer (Comme un diamant)

                       3ème  prix : Maxime Robineau (Mon étoile)

                       prix de classe  CM1 école Joliot Curie d'Avoine (Une étoile)

 

CM 2 : poésie  1erprix ex æquo :    Orlane Denoyelle (Le secret)

                      1erprix ex æquo :    Aurélien Bertrand (Je suis parti dans l'espace...)

                      3ème prix ex æquo : Marie-Amicie Sévillia Boisferon (La chaleur et le soleil...)

                      3ème prix ex æquo : Lou Anne Fournier (Les étoiles)

                      5ème  prix :              Lise Boulay (Direction les étoiles)

COLLÈGE

6ème 5ème :        poésie  pas de prix attribué

 

4ème                  poésie   1er prix : Mawéna Takpa (Vers le champ des étoiles)

 

LYCÉE  poésie 

                     1er     prix : Jana Jankovic (Dans le champ des étoiles)

                     2ème  prix : Léa Hirschauer (Le champ des étoiles)

                     3ème  prix : Anthony Poupeau (La tête dans les étoiles)

          prose   

                     1er    prix : Jana Jankovic (Dans le champ d'étoiles)

                     2ème  prix ex æquo : Sanja Gorčić (Comme un diamant)

                     2ème  prix ex æquo : Urielle Mauny (Lou et les étoiles)

 

GRAND PUBLIC :

         poésie 

                   1er     prix : Guy Vieilfault (Méharée)

                   2ème  prix : Didier Ribot (Bain de minuit)

                   3ème  prix : Denis Vézier (Le champ des étoiles)

         prose   

                   1er    prix : Marie-Laure Bourcy-Flabeau (Alderamin)

         Photopoème

                   1er     prix : Anick Baulard-Louvain (Le heurtoir)   

 


 
 
 

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